Avoir deux chiens : choix du sexe, conseils d’éducation

Que choisir : mâle et femelle ou deux sujets du même sexe

C’est la question que beaucoup de maîtres se posent, un dilemme qui peut quelquefois entraîner des problèmes de cohabitation et aboutir à des batailles quotidiennes.

Le couple : un mâle, une femelle

Avec un couple, il n’y a pas de problème majeur hormis au moment des chaleurs où le mâle va se déchaîner pour tenter d’accomplir l’acte reproducteur.

En général, c’est le mâle qui domine sans pour cela abuser de sa position, considérant la femelle avec condescendance, un peu comme s’il s’agissait d’un chiot. Dans le cas où c’est la femelle qui domine, cela se passe souvent plus mal car elle a tendance à être plus tyrannique, voulant assurer sa dominance à chaque occasion qui se présente.

vivre avec 2 chiens

Dans le cas où le mâle domine, il est exceptionnel qu’il attaque une femelle, même la sienne, en cas de nécessité absolue il se contente de tourner la tête pour éviter les morsures les plus dangereuses et c’est seulement si cela va trop loin qu’il va répondre de manière sèche et brève pour mettre à terre la « furie », sans jamais appuyer ses morsures comme il l’aurait fait avec un autre mâle adulte.

Si l’on en croit Konrad Lorenz, le père de l’éthologie, et cela peut se vérifier en observant les meutes de loups, un mâle qui attaque une femelle de la même manière qu’il attaquerait un autre mâle adulte est un chien dangereux ayant des ratés dans ses instincts d’inhibition, et qui peut aller jusqu’à l’agression violente d’un chiot ou d’un enfant.

Dans un couple, le fait de l’antériorité dans les lieux a peu d’importance, et si on prend un chiot mâle alors qu’on possède déjà une femelle adulte par exemple, on pourra parvenir à susciter chez elle un instinct maternel et il arrive quelquefois qu’une grossesse nerveuse survienne à cette occasion.

Dans le cas où un mâle adulte verrait un chiot femelle arriver sur son territoire, cela se passe également très bien et il serait anormal de voir celui-ci attaquer car il y a dans cette confrontation cumul de deux facteurs de blocage psychologique, à la fois la fait qu’il s’agisse d’une femelle, d’autre part, d’un chiot, les deux types d’individus que la survie de l’espèce rend tabous et donc intouchables.

Deux chiens du même sexe

Selon la grande loi des canidés, il est nécessaire que l’un des deux soit le dominant pour une bonne entente. Dans le cas où la place de dominant serait revendiquée par les deux ou si le dominant est mis en défaut, il y aura conflit. La règle de base est simple, il faut que le dominé accepte de l’être et use d’un comportement conforme à sa condition.

Le rôle du maître n’est pas à négliger et il n’est pas question pour lui de servir de médiateur, il doit simplement imposer la loi qui veut que sa place soit celle du chef de meute sachant traiter honorablement son subordonné le plus haut en grade.

Si deux mâles grandissent ensemble, la hiérarchie va s’instaurer et tout rentrera dans l’ordre, par contre si un des mâles arrive dans le foyer à l’étape chiot tout ira bien jusqu’à la puberté, il sera toléré par l’aîné qui poussera même la condescendance jusqu’à jouer avec le gamin. Par contre, dès que le jeune commencera à lever la patte pour uriner, il se heurtera aux « coups de gueule » du plus âgé qui usera de tous les moyens pour le conserver au rang inférieur.

Le comportement de dominance va devenir un travail de longue haleine qui demande une vigilance de tous les instants. Si le jeune lève la patte pour uriner sur un arbre, l’aîné viendra aussitôt apposer son sceau par-dessus, si le jeune s’approche de la clôture du jardin pour surveiller quelque chose à l’extérieur, l’aîné accourra pour être le premier à aboyer, si le jeune s’approche du maître pour se faire caresser, il se fera bousculer par l’aîné qui veut le premier contact, lors de la distribution des repas, l’aîné risque d’engloutir sa pâtée pour pouvoir repousser d’un grognement significatif le jeune de la sienne.

QUELQUES CONSEILS

Pour introduire un sujet du même sexe auprès du chien ou de la chienne adulte de la maison :

On peut faire sentir un linge imprégné de l’odeur du chiot avant qu’il arrive à la maison en associant des récompenses ou un nouveau jouet.

Deux ou trois jours avant son arrivée, on ignorera le sujet adulte de la maison, puis le jour J on fera promener le chien adulte à l’extérieur par quelqu’un de la famille, afin qu’il découvre le chiot seulement à son retour. L’adulte devra trouver le chiot. Dans le jardin, il reçoit alors toute l’attention de son maître.

Il faut penser chien et non pas humain. On prendra soin de toujours caresser en priorité le plus ancien, de lui donner sa gamelle ou de le toiletter en premier. On n’accordera pas au chiot le privilège de rentrer le premier dans la maison alors que l’ancien reste à l’extérieur. Plus tard, en cas d’accrochage, soit on punit le plus jeune, soit on utilise un stratagème punitif, collectif qui « tombe du ciel » comme la projection de gravillons ou d’un bidon avec des cailloux à l’intérieur.

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