Pourquoi mon chien mange ses crottes ?

Bien que le titre de l’article soit « Pourquoi mon chien mange ses crottes ? », nous allons utiliser un autre terme que « mange ses crottes », car il s’agit de coprophagie.

Au sens étymologique du terme, la coprogphagie se définit comme l’ingestion (-phagie) d’excréments (copro-). Ce comportement s’avère normal et même vital pour certaines espèces comme les rongeurs et les lapins chez qui certains nutriments essentiels (vitamines du groupe B notamment) sont produites par les synthèses bactériennes de la flore du côlon. Les capacités d’absorption et d’assimilation de ces nutriments étant très limitées au niveau des portions postérieures du tube digestif, ces animaux doivent nécessairement ingérer leurs propres déjections (ou celles des congénères) sous peine de carence alimentaire grave.

La coprophagie s’observe également chez d’autres animaux comme le porcelet, le poulain, les chiens et les singes mais de façon beaucoup moins systématique (6).

chien mange crotte coprophagie

Hormis le léchage normal des selles des jeunes chiots par leur mère qui permet un toilettage et une stimulation périnéale du réflexe de défécation, la coprophagie régulière est considérée comme un trouble du comportement alimentaire chez les carnivores domestiques. Ce vice admet souvent des causes favorisantes qu’il convient d’explorer avant toute tentative de traitement diététique, médical ou comportemental.

  1. FACTEURS FAVORISANT LA COPROPHAGIE
    1. Parasitoses digestives
    2. Troubles du comportement
      1. Compétition alimentaire
      2. Ennui, claustration, stress
      3. Troubles hiérarchiques
      4. Atavisme
      5. Déficits enzymatiques
      6. Gastrite chronique
      7. Carences vitaminiques
      8. Excrément d’animaux d’espèces différentes
  2. RISQUES LIES AU COMPORTEMENT DE COPROPHAGIE
  3. TRAITEMENTS DE LA COPROPHAGIE
    1. Traitement du parasitisme digestif
    2. Traitement des excréments
    3. Modalités d’alimentation
    4. Traitement des insuffisants pancréatiques
    5. Modification des conditions environnementales
  4. CONCLUSION
  5. BIBLIOGRAPHIE

FACTEURS FAVORISANT LA COPROPHAGIE

En règle générale, un excrément dans lequel persistent des nutriments peu ou pas digérés (matières grasses, fibres musculaires, amidon) reste « appétissant » aussi bien pour l’excréteur que pour ses congénères. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas toujours rechercher la cause d’une coprophagie chez le mangeur mais parfois chez son colocataire… La persistance d’éléments non digérés dans les selles peut être liée aux origines suivantes :

Parasitoses digestives

De nombreux parasites digestifs du chien (helminthes ou protozoaires) peuvent être à l’origine d’un phénomène de malabsorption – maldigestion chez le chien en perturbant l’assimilation glucidique, protéique ou lipidique de la ration : ascarides, ankylostomes, trichures et Giardia sont les principaux parasites digestifs fréquemment retrouvés lors de coproscopies parasitaires collectives effectuées dans les chenils confrontés à la coprophagie.

La coproscopie parasitaire est donc l’examen à effectuer en priorité lors de coprophagie. Le mélange d’échantillons de selles provenant de plusieurs chiens permet d’augmenter les « chances » d’identifier le ou les parasites en cause. Notre bilan effectué sur l’année 1999 montre que 90 % des chenils confrontés à de la coprophagie ont présenté une coproscopie parasitaire collective positive à au moins un parasite digestif. Signalons également que ce trouble du comportement alimentaire participe à l’accomplissement des cycles parasitaires en chenil et donc à la contagion et à l’auto-entretien du cercle vicieux « maldigestion – coprophagie ».

Troubles du comportement

Compétition alimentaire

Le fait de nourrir plusieurs chiens en même temps (chiens de meute par exemple) provoque une « concurrence alimentaire » (peur de manquer) qui peut entraîner non seulement une accélération de la vitesse d’ingestion des repas mais également une surconsommation. Cette dernière peut être seule à l’origine d’une accélération du transit digestif conduisant à une mauvaise assimilation des nutriments. Par voie de conséquence, certains éléments non digérés peuvent se retrouver intacts dans les selles qui présentent alors une appétibilité résiduelle.

Ennui, claustration, stress

Certains chiens particulièrement anxieux ou insuffisamment stimulés par leur environnement peuvent présenter, par exemple au cours d’un séjour en pension, un épisode transitoire de coprophagie.

Le stress, qu’il soit lié aux conditions d’élevage ou à un événement extérieur (orage, circulation nocturne de renards errants etc.) peut également initier ce trouble de comportement qui, par imitation, se propage rapidement à tous les pensionnaires.

Troubles hiérarchiques

Les chiens dominés sont enclins à se rouler dans les excréments de chiens dominant à l’occasion, par exemple, d’une promenade en forêt, ceci afin de s’imprégner des messages chimiques (« phéromones ») qu’ils véhiculent. Ces mêmes individus sont également prédisposés à la coprophagie.

Enfin, les réprimandes infligées par un propriétaire ou un éleveur à un chien à la suite d’un épisode de malpropreté, risquent d’inciter l’animal à faire disparaître ses méfaits par un comportement coprophage.

Atavisme

Certaines races rustiques comme les Beaucerons, les chiens de chasse ou les chiens Nordiques sont plus fréquemment atteints de déficits en amylases (enzymes digérant l’amidon) et donc plus volontiers coprophages que d’autres. Le chiens de ces races, lorsque toutes les autres causes de coprophagie auront été exclues, pourront bénéficier d’une ration restreinte en amidon ou ayant subi des traitements thermiques (cuisson) et/ou mécaniques (écrasement) améliorant sa digestibilité.

Si les chiens de grandes races semblent prédisposés aux troubles de la digestion ou de l’assimilation (la longueur de leur tube digestif étant proportionnellement plus réduite que chez les chiens de petit format), les petites races de type Shih-Tzu, Lhassa-Apso, Cavalier King Charles, Pékinois, Caniche, Cocker présentent paradoxalement plus souvent de la coprophagie en collectivité.

Déficits enzymatiques

De nombreux déficits enzymatiques, qu’ils soient d’origine pancréatique, hépatique, biliaire ou encore intestinale, favorisent l’excrétion d’éléments non digérés dans les selles, les fermentations et putréfactions au niveau du côlon (à l’origine de borborygmes et de flatulences) et les proliférations bactériennes.

Parmi ces déficits, l’insuffisance pancréatique exocrine congénitale (fréquente chez certains chiens de grandes races prédisposées comme les Bergers Allemands) ou acquise (à la suite d’une pancréatite aiguë par exemple) est certainement l’affection la plus répandue dans l’espèce canine.

L’insuffisance pancréatique exocrine se traduit au plan clinique par une polyphagie (augmentation de l’appétit), un amaigrissement et l’émission fréquente de selles bouseuses, d’aspect gras, mastic et décoloré. Ces symptômes s’observent également lors d’infestation du duodénum par des parasites unicellulaires nommés Giardia qui perturbent l’activité des enzymes pancréatiques qui se déversent dans le duodénum.

D’après une étude datant de 1995 (2), environ 20 % des insuffisants pancréatiques présenteraient des symptômes de coprophagie et, parmi les chiens souffrant de cette affection, environ 60 % cesseraient d’ingérer leurs propres excréments après traitement aux enzymes pancréatiques. Toutefois, ces résultats ne peuvent être obtenus dans les collectivités canines au sein desquelles le comportement d’imitation entretient ce vice de comportement, même après traitement de la cause primaire.

Gastrite chronique

Le « pica » est un trouble du comportement alimentaire qui se traduit par une propension à l’ingestion d’herbe, de terre (tellurophagie), de cailloux ou au léchage des matériaux environnants (sols, murs, etc.). Ce trouble du comportement est parfois lié à une carence d’apport ou d’absorption. Les biopsies de muqueuse gastrique réalisées sur les carnivores (chats ou chiens) souffrant de pica ont montré que ces animaux souffraient plus fréquemment de « gastrite chronique » que les individus indemnes. Ainsi, contrairement à une idée répandue, le comportement de pica ne serait pas majoritairement lié au parasitisme (l’on croit que l’animal « se purge » en mangeant de l’herbe) ou à une carence alimentaire mais plus souvent à un phénomène que l’on pourrait qualifier « d’irritation stomacale » incitant l’animal à ingérer ou à lécher toute sorte de matières a priori non comestibles et de préférence riches en fibres insolubles (lignine du bois par exemple) pour se « gratter » l’estomac. La coprophagie pourrait alors être incluse dans le syndrome « pica » et certains chiens coprophages classés parmi les patients potentiellement atteints de gastrite chronique. Ceci est important lorsque l’on sait que la gastrite chronique est une affection prédisposant au syndrome dilatation-torsion de l’estomac chez les chiens de grande taille. Mauvaise digestibilité de l’aliment

Bien que rare dans nos régions, l‘ingestion d’aliments peu digestibles de piètre qualité (affection appelée « generic dog food disease » par les anglo-saxons) conduit soit à un déséquilibre de la flore bactérienne du colon d’origine glucidique (céréales, fibres végétales) responsable de la production d’acides gras volatils par fermentation dans les matières fécales, soit à la production de déchets putrides par mauvaise digestion protéique (cas des aliments contenant du collagène mal cuit des tendons ou de la kératine de poils, de cuir, de cornes ou de plumes) (5). Bien que répugnantes pour l’homme, ces matières fécales altérées peuvent présenter une appétibilité résiduelle pour les chiens et donc inciter à la coprophagie.

Carences vitaminiques

Expérimentalement, la carence en vitamine B1 (Thiamine) commence par provoquer chez le jeune chien Beagle une baisse d’appétence, puis des retards de croissance. Dans une seconde phase, la carence plus prolongée se traduit par un amaigrissement et de la coprophagie. Enfin, le dernier stade de carence laisse apparaître des troubles nerveux et se termine par une mort subite (9). Notons que, dans ce cas, la coprophagie n’est pas, loin s’en faut, le premier symptôme à apparaître et que la carence en thiamine est exceptionnelle de nos jours compte tenu de son omniprésence à concentration variable dans les tissus animaux et végétaux. L’adjonction systématique de vitamines B aux rations alimentaires de chiens coprophages ne se justifie donc pas si ces derniers sont par ailleurs en bon état général, même si cet apport supplémentaire ne présente généralement aucun risque de toxicité et semble jouer un certain rôle répulsif en modifiant l’odeur des selles.

Excrément d’animaux d’espèces différentes

Une étude datant de 1998 (1) estime à 45 % la proportion de chiens sains qui consommeraient volontiers, s’ils en avaient l’occasion, des selles de … chats ! La consommation occasionnelle de selles de chats ne doit donc pas être considérée comme un trouble du comportement alimentaire chez le chien. De même, l’ingestion de bouses de vaches ou de crottin de cheval par des chiens de ferme s’apparenterait plus à un comportement de pica qu’à une coprophagie vraie.

RISQUES LIES AU COMPORTEMENT DE COPROPHAGIE

La coprophagie présente peu de risques sanitaires chez le chien qui bénéficie d’une acidité gastrique capable de neutraliser la majorité des bactéries potentiellement pathogènes. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les toxi-infections alimentaires collectives sont exceptionnelles en chenil, contrairement aux risques rencontrés dans l’espèce humaine en restauration collective.

Le risque majeur à prendre en compte lors de coprophagie en chenil reste celui de la transmission des parasites. En effet, la coprophagie, qu’elle soit involontaire (souillure des gamelles par des contaminations fécales) ou spontanée, facilite notamment la transmission féco-orale de kystes de Giardia ou de formes de résistance rapidement infestantes (ookystes de coccidies ou cryptosporidies).

Un auteur (4) signale toutefois le cas clinique rare d’un Berger Allemand mâle de 4 ans souffrant d’une occlusion gastrique faisant suite à l’ingestion répétée de bouses de vaches et de crottins de cheval utilisés comme engrais dans un champ…

TRAITEMENTS DE LA COPROPHAGIE

Le choix du traitement dépend naturellement de la cause primaire lorsque celle-ci a pu être identifiée. En effet, avant de choisir un traitement, il faut tenir compte non seulement des conditions d’élevage mode de distribution des repas, composition de la ration, comportement alimentaire des chiens, nature de l’environnement) mais aussi des résultats d’une véritable « enquête » visant à identifier l’individu qui a le premier présenté ce trouble du comportement qui, par la suite, s’est étendu à l’ensemble de l’élevage. Il devient ainsi possible, par exemple, de faire la différence entre une enzootie de giardiose (extension progressive des troubles), une insuffisance pancréatique isolée (tous les chiens consomment les selles provenant du même individu) ou une diarrhée de surconsommation (accélération du transit digestif liée à une concurrence alimentaire ou à un stress collectif).

Toutefois, quelle que soit l’origine des troubles, certaines mesures peuvent être systématiquement mises en œuvre en cas de coprophagie en chenil :

Traitement du parasitisme digestif

Si la coproscopie parasitaire collective fournit des résultats positifs, quels que soient les parasites digestifs identifiés, il importe de considérer l’ensemble de l’élevage comme potentiellement infesté et de traiter simultanément tout l’effectif (parfois pendant 5 jours consécutifs en cas de trichurose) sans négliger l’assainissement de l’environnement et les possibilités de portage d’éléments infestants par le pelage des animaux (cas de la giardiose notamment).

Le choix des produits dépend du cycle de développement du parasite en cause et de son mode d’action. Une vermifugation « en aveugle » (sans coproscopie parasitaire préalable) est, pour cette raison, fortement déconseillée en cas de coprophagie en élevage non pas à cause d’une éventuelle toxicité mais surtout à cause des risques d’inefficacité.

Lors de coproscopie parasitaire positive, le seul traitement antiparasitaire suffit parfois à atténuer la coprophagie en moins d’une semaine. Toutefois, il importe de poursuivre le traitement médical par une thérapie comportementale pour « déshabituer » progressivement les animaux qui auraient pris goût à ce vice.

Traitement des excréments

Le retrait rapide des excréments dès leur émission réclame beaucoup de temps et de disponibilité de la part de l’éleveur au cours de la thérapie de déconditionnement. Il est également possible de provoquer une aversion chez les chiens vicieux afin qu’ils associent l’ingestion d’excréments à une sensation désagréable immédiate (collier actionnable à distance, pistolet à eau, etc).

A cet effet, l’éleveur pourra recourir à divers stratagèmes tels que le saupoudrage des excréments à l’aide de poivre ou de répulsifs (moutarde, piment, quinine, For-Bid ®) pour dissuader les chiens de recommencer. Par ailleurs, l’adjonction de levure de bière à la ration alimentaire pourrait, dans certains cas, atténuer les phénomènes de coprophagie, sans doute par modification de l’odeur des selles.

Modalités d’alimentation

L’analyse micrographique des excréments qui présentent une appétibilité résiduelle pour les congénères est un examen qui apporte de nombreux renseignements sur l’origine de cette appétence (12). En effet, si cette analyse met en évidence dans les selles convoitées une maldigestion protéique (persistance de fibre musculaires non hydrolysées dans les selles par exemple), une malassimilation lipidique (persistance de globules gras) ou encore une maldigestion amylasique (persistance de grains d’amidon), un traitement diététique de l’animal concerné visera à adapter les apports alimentaires à ses capacités digestives et permettra, par voie de conséquence, de tarir la source primaire de la coprophagie.

Si cette analyse révèle des troubles de l’assimilation sur l’ensemble des chiens en l’absence de parasitose concomitante, il est alors conseillé d’opter pour un aliment plus digestible, généralement restreint en matières grasses et en fibres (10). Chez certains chiens Nordiques (Alaskan, Huskies notamment) dont l’équipement amylasique est souvent limité, il semblerait que la réduction de l’apport glucidique (ENA pour Extractif Non Azoté) permette une rapide résolution des symptômes de coprogphagie (10). Toutefois, certains auteurs (8) ont pu autrefois recommander une alimentation riche en fibres insolubles (celluloses) lors de coprophagie mais ceci ne nous semble pas indiqué à moins que la coprophagie ne soit accompagnée de pica (« chiens brouteurs d’herbe »). Quoi qu’il en soit, l’éleveur peut vérifier par lui-même la digestibilité de l’aliment en pesant les entrées (matière sèche ingérée) et les sorties (quantité de selles obtenues). Un aliment « haut de gamme » entraîne en moyenne chez un chien sain 40 à 50 grammes de résidus fécaux pour 100 grammes de matière sèche ingérée (sachant qu’un aliment sec ne contient généralement pas plus de 10 % d’humidité).

Par ailleurs, il est recommandé de limiter la vitesse d’ingestion des repas afin que le chien en tire le meilleur parti. Pour ce faire, l’éleveur pourra dans la mesure du possible distribuer l’aliment à volonté (11) pour limiter la concurrence alimentaire ou fractionner les repas. Il pourra également séparer les chiens au moment des repas, placer un gros galet au milieu des gamelles pour obliger les chiens à saisir chaque croquette du bout de la langue ou encore éparpiller les croquettes dans de grands plats à paella pour les inciter à « picorer » plutôt qu’à « engloutir » leurs repas.

Traitement des insuffisants pancréatiques

Lors d’insuffisance pancréatique confirmée par dosage enzymatique, le traitement des chiens atteints à l’aide d’aliments diététiques adaptés et, le cas échéant, d’enzymes pancréatiques exogènes suffit généralement pour améliorer rapidement l’état général des malades (reprise de poids, baisse du volume des selles et de la fréquence des défécations, réduction des flatulences et des borborygmes) mais, curieusement, ne semble pas influer sur leur comportement alimentaire (polyphagie, coprophagie, soif), ni même sur la couleur et la consistance des selles (7).

Modification des conditions environnementales

Lorsque toutes les autres causes de coprophagie ont été exclues, l’hypothèse de coprophagie d’origine psychogène peut être retenue. Dans ce cas, il est conseillé de passer en revue toutes les conditions environnementales susceptibles d’induire stress, ennui ou anxiété chez les pensionnaires. Il sera alors utile de favoriser les distractions (détente, jouets, agility…), d’éviter les punitions inadéquates, de nettoyer les boxes et les courettes en l’absence des animaux en faisant mine d’ignorer ce comportement indésirable, voire, dans les cas extrêmes, de recourir aux anxiolytiques en tant que traitement auxiliaire de la thérapie de déconditionnement.

CONCLUSION

On le voit, la coprophagie en chenil est loin d’être une fatalité si l’on prend la peine d’en explorer l’origine en menant, avec son vétérinaire, une véritable enquête. De nos jours et avec les examens complémentaires peu coûteux qui sont à sa disposition, l’éleveur ne peut plus se contenter de solutions évasives du genre « c’est d’origine alimentaire » ou « c’est d’origine comportementale » ou encore « c’est normal ».

Ce qui nous permet de conclure par la célèbre boutade « si le mal de tête était une carence en aspirine, la coprophagie serait une carence en m… » !

BIBLIOGRAPHIE

  • (1)PIBOT.P : Quando o cao come fezes. Caes and Gatos 1998, 12 : 73,26 (Portugais)
  • (2) KHRISHNA-KUMAR, RAM-RAO, GAFFAR AA : Clinico epizotiological study of exocrine pancreatic insufficiency in canines. Livestock Adviser 1995, 20 : 3,31-34
  • (3) CROWELL-DAVIS SL ; BARRY K ; BALLAM JM ; LAFLAMME DP : The effect of caloric restrictionon the behaviour of pen-housed dogs : transition from restriction to maintenance diets and long term effects. Applied Animal Behaviour science ; 1995, 43 : 1,43-61
  • (4) WIDDOWSON MA : Coprophagic complications. Veterinary record 1994, 134 : 15,396
  • (5) DROCHNER W. MEUER H : Digestion of organic matter in the large intestine of ruminants, horses, pigs and dogs. Advances in Animal Physiology and Animal Nutrition, 1991, 22 : 18-40
  • (6) SOAVE O. BRAND CD : Coprophagy in animals : A review. Cornell Veterinarian 1991, 81 : 4,357-364
  • (7) WESTERMARCK E. ; JUNTILLA J : Rôle of feeding in the treatment of dogs with pancreatic degenerative atrophy. Acta veterinaria Scandinavica 1990, 31 : 3,325-331
  • (8)MUGFORD RA : The influence of nutrition on canine behaviour. Journal of Small Animal Practice. 1987, 28 : 11 : 1046-1055
  • (9)READ DH . HARRINGTON DD : Experimentally induced thiamine deficiency in Beagle dogs : clinical observations. American Journal of Veterinary Research. 1981, 42 : 6 : 984-991
  • (10) KRONFELD DS : Diet and the performance of racing sled dogs. Journal of the American Veterinary Medical Association 1973, 162 ; 6 : 470-473.
  • (11) LEWIS LD, MORRIS M.L Jr : Small Animal Clinical Nutrition. 1984, 3-2 & 7-46
  • (12) GRIESS. D, RECH, J : Caractérisation microscopique des farines animales dans les aliments pour animaux. Revue Med. Vet, 1998,149, 7, 745-750.

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