Guide pour élever vos chiots

Les statistiques nous apprennent que, sur l’ensemble des chiots vivants à la naissance, 23 % meurent la 1ère semaine et 10 % pendant la 2ème semaine. Alors sachons en prendre soin.

Quelles sont les principales causes de mortalité néonatale ?

On y relève les infections, les anomalies congénitales, un poids insuffisant à la naissance, des troubles liés à la santé de la lice (l’hypogalactie ou manque de lait et le « syndrome du lait toxique ») ou son inexpérience qui se traduit surtout par l’écrasement des chiots. Celui-ci provient le plus souvent du confinement, du surpeuplement de la caisse, du tempérament instable de la chienne ou de son obésité qui la rend maladroite.

Combien faut-il garder de chiots ?

La lice ne possédant que 8 tétines, la sagesse conseille de ne pas garder plus de 8 chiots.

Lesquels doit-on éliminer ?

Ceux qui auraient une anomalie morphologique ou un pelage marqué d’une tare interdisant la confirmation.

Ceux dont le poids est inférieur de 10 % au poids moyen de la portée (c’est-à-dire à la somme des poids de tous les chiots divisée par le nombre de chiots) : ils sont beaucoup plus que les autres prédisposés aux infections néonatales.

La surveillance des tétées est-elle souhaitable ?

Oui, surtout les premiers jours, afin de s’assurer que chaque chiot profite d’un colostrum d’autant plus riche en anticorps que la lice aura été revaccinée avant ses chaleurs. Cette transmission des gamma-globulines immunitaires a lieu durant les premières 36 heures qui suivent la mise-bas.

Dès sa naissance, le chiot cherche le trayon maternel ; s’il ne le fait pas, il importe de l’y aider, car l’ingestion rapide de lait est à ce moment-là nécessaire pour réaliser un volume circulatoire adéquat.

Quand doit-on les peser ?

Le 1er mois, ils seront pesés chaque jour approximativement à la même heure. La prise de poids quotidienne doit se situer entre 7 et 10 % de leur poids de naissance qu’ils doivent avoir doublé au bout de 10 jours.

Si la courbe de poids marque un palier, il faut :

  1. examiner la mère et éliminer ou traiter toute maladie éventuellement responsable d’une hypogalactie ou d’une mauvaise qualité du lait,
  2. s’assurer que la chienne reçoit des quantités suffisantes d’une nourriture adaptée aux exigences de l’allaitement,
  3. aussitôt supplémenter les chiots avec du lait de chienne reconstitué.

élever les chiotsSommaire

  1. les chiots sont nés
    1. Comment prévenir le refroidissement du chiot ?
    2. Quelle est la pathologie néo-natale la plus fréquente ?
      1. L’hypoglycémie
      2. syndrome hémorragique (pendant les 4 premiers jours)
      3. syndrome du lait toxique (entre le 2ème et le 14ème jours)
      4. infections bactériennes
      5. infections virales
      6. le « fading puppy complex » (dans les 10 premiers jours)
      7. l’ascaridiose
  2. entre 15 et 20 jours
  3. a partir de 3 semaines
  4. a 6 semaines
  5. le point sur l’alimentation moderne du chiot
    1. L’idéal alimentaire du chiot
    2. A quelles doses distribuer l’aliment « croissance – chiot »
  6. soins a donner aux chiots orphelins ou insuffisamment allaités

LES CHIOTS SONT NÉS

Ils sont immatures : sourds, aveugles, incapables d’assurer leur régulation thermique.

Comment prévenir le refroidissement du chiot ?

La température normal du chiot est de :

  • 35°5 à la naissance
  • 35°5 à 37° pendant la 1ère semaine
  • 36° à 38° pendant les 2 et 3ème semaines
  • 38° (température de l’adulte) à partir de la 4ème semaine.

Il faut savoir que :

  • à 35° : il est incapable de téter
  • à 34°5 : il est rejeté par sa mère
  • à 22° : il rentre dans un état de torpeur qui précède la mort.

Prophylaxie :

Il faut placer les nouveau-nés à une température de 31°, ce qui signifie que la maternité doit être à 25° avec une lampe ou un radiant orientés en complément sur les chiots.

A 10 jours, la température ambiante est ramenée à 25° et, à 1 mois à 20°
Le chiot qui a froid crie et s’apaise dès qu’on l’a réchauffé.

Comment éviter les griffures des mamelles ?

Elles sont engendrées par les pressions des pieds antérieurs que les petits font subir à la mamelle en tétant. Il faut régulièrement couper leurs ongles, sinon, la mère se refuserait très vite à eux.

Quelle est la pathologie néo-natale la plus fréquente ?

L’hypoglycémie

Causes : leurs réserves en glycogène sont réduites et cette source d’énergie leur fait rapidement défaut s’ils sont initialement mal nourris.

Signes : ils se déshydratent, se refroidissent, sont atones.

Traitement : eau sucrée ou sérum glucose.

Prophylaxie : lait maternisé de complément dès que la courbe de poids fléchit.

Syndrome hémorragique (pendant les 4 premiers jours)

Causes : dû à un cordon ombilical coupé trop court, infecté, ou à un déficit congénital en vitamine K.

Signes : hémorragies diverses, faiblesse, puis coma.

Traitement : de la vitamine K aux survivants.

Prophylaxie : un peu de vitamine K à la gestante.

Syndrome du lait toxique (entre le 2ème et le 14ème jours)

Causes : métrite, ou défaut d’involution utérine, ou mammite qui font passer des toxines dans le lait.

Signes : gonflement, avec abdomen distendu, anus oedémateux.

Traitement :

  • Séparer les chiots de la mère, les réchauffer, les alimenter avec du lait maternisé.
  • Traiter la mère.
  • Lui remettre les chiots ensuite.

Prophylaxie : détecter très vite toute infection chez la nourrice.

Infections bactériennes

Causes : très souvent cordon ombilical mal coupé ou non désinfecté, défaut d’asepsie lors de la coupe de queue.

Signes : infections ombilicales ou caudales, péritonite, septicémie.

Traitement : l’antibiothérapie appropriée.

Prophylaxie :

  • une hygiène stricte dans la maternité : la caisse d’accouchement et son environnement doivent être tenus extrêmement propres
  • une désinfection soignée de toute effraction cutanée ou muqueuse.

Infections virales

Elles sont impensables si la mère a subi un rappel de vaccinations avant ses chaleurs

La virémie herpétique: (entre le 5ème et le 20ème jours)

  • Causes : atteinte hépatique, rénale et encéphalique par le virus-herpès qui provoque une nécrose des tissus.
  • Signes : plaintes, puis cris permanents que rien n’apaise, incoordination, prostration, et (le plus souvent) mort en 18 à 24 heures. Sinon : séquelles rénales.
  • Traitement : réchauffement du chiot.
  • Prophylaxie : maintenir les chiots, au départ, sous une température élevée, car elle empêche la replication du virus.

La maladie de Rubarth.

La maladie de Carré

La parvovirose : (entre la 6ème et la 8ème semaines) elle peut survenir à ce moment-là lorsque les anticorps transmis par une mère préalablement vaccinée s’estompent et que le vaccin ne parvient pas encore à faire produire au chiot ses propres anticorps (c’est la période critique).

  • Cause : toxémie avec atteinte de l’intestin et, éventuellement, du myocarde par un virus extrêmement résistant.
  • Signes : diarrhée hémorragique.
  • Traitement : réhydrater, s’opposer aux vomissements et à la surinfection bactérienne.
  • Prophylaxie : la vaccination dès 6 semaines à renouveler à 8 et 12 semaines avec un vaccin homologue à virus vivant atténué.

Le « fading puppy complex » (dans les 10 premiers jours)

C’est le « syndrome du chiot faiblissant ». Ce que les anglo-saxons nomment le fading puppy-complex correspond à un syndrome néonatal sans étiologie précise, les chiots, apparemment normaux, dépérissent et meurent. Ce syndrome est extrêmement courant et dans 50 % des cas, on est incapable de déterminer la cause de la mort des chiots.

Aucune lésion macroscopique ni microscopique ne peut être décelée.

L’étiologie de ce syndrome est vraisemblablement pluri-factorielle, avec une composante infectieuse et une composante cardio-respiratoire, l’hypothermie jouant un rôle favorisant.

L’ascaridiose

Si bien que la mère ait été déparasitée, les chiots seront quand même infestés.

  • Causes : l’infestation transplacentaire quand les larves maternelles ont migré ; mais à des degrés divers, selon que la lice aura suivi un schéma déparasitaire plus ou moins strict.
  • Signes : inappétence, gros ventre balloné, diarrhée, stagnation de la courbe de poids, toux.
  • Traitement et prophylaxie : les chiots doivent recevoir systématiquement un traitement anti-parasitaire toutes les 2 semaines à partir du 8ème jour (avec un nématocide non toxique comme Telmin Kh, Strongid, Rintal, Lopatol. A noter la sortie récente d’un vermicide polyvalent à très large spectre, le Strongold, qui peut se donner à partir de 6 semaines (1 pipette en prise unique).

La mère doit subir à chaque fois le même traitement, car elle se surinfecte constamment en avalant les déjections de ses chiots et elle risque de les réinfester.

ENTRE 15 ET 20 JOURS

Les chiots ouvrent les yeux, entendent, commencent à marcher (et non plus à seulement se traîner) et prennent conscience du monde extérieur.

Le contact entre eux d’une part, et avec les humains d’autre part, est capital ; il faut les y habituer sans brusquerie, les toucher à main nue, et la pesée quotidienne est une bonne occasion de les manipuler.

A cet âge, l’iris est souvent bleu : il faut savoir que cette teinte est transitoire et qu’il ne prendra sa couleur définitive que plus tard.

A PARTIR DE 3 SEMAINES

Commence le sevrage qui doit être très progressif pour éviter stress et diarrhée.

Les lices, bien souvent, y participent en régurgitant à l’intention de leurs petits leur repas prédigéré.

L’éleveur commence par faire laper au chiot du lait de chienne commercialisé ou reconstitué par lui ; même s’il se montre au début maladroit, le chiot s’y met rapidement, car l’instinct de laper est inné chez lui.

Puis on lui propose un repas préparé avec une bouillie de sevrage toute prête : une fois par jour pour démarrer, puis 2, puis 3 fois par jour.

Et, peu à peu, on introduit un bon aliment complet sec « spécial chiot » qu’on pourra parfois déliter en l’additionnant d’eau tiède, ce qui facilite son absorption et le rend parfois plus appètent.

A 6 SEMAINES

Le sevrage sera définitif

Les dents ont poussé et le chiot peut se nourrir de croquettes spéciales « croissance » directement distribuées, ou d’aliments en boîte (humides et semi-humides) ou d’une alimentation ménagère.

Pourquoi la préférence va-t-elle aujourd’hui nettement aux croquettes ?

  • par rapport aux aliments humides ou semi humides, elles offrent un risque de pollution insignifiant et permettent un meilleur brossage des gencives.
  • par rapport à l’alimentation ménagère, celle que l’on mitonne soi-même, elles ont l’énorme avantage d’éviter le casse-tête que pose à chaque éleveur la mise au point d’une alimentation équilibrée et, surtout, parfaitement dosée en calcium, phosphore, vitamines et oligo-éléments dont l’excès tout autant (sinon plus .) que l’insuffisance peuvent être catastrophiques.
  • Avec les aliments «croissance chiot – puppy » (Dog International, Eukanuba, Hill’s, Royal Canin, Duquesne-Purina, etc.), il n’y a aucune question à se poser et aucun additif à prévoir, et surtout pas en vitamines D et A (Stérogyl, Vitadone, Hydrosol, .) dont on sait aujourd’hui que l’apport systématique et exagéré est pernicieux et responsable de la plupart des déformations des aplombs.
  • Ces régimes sont très bien équilibrés et renferment les quantités adéquates de tous les éléments nutritionnels : protéines, vitamines et minéraux nécessaires à la croissance : leur apporter un complément ne ferait que bouleverser cet équilibre.

LE POINT SUR L’ALIMENTATION MODERNE DU CHIOT

Nos connaissances sur les causes des anomalies osseuses chez le jeune et sur son hygiène alimentaire ont fait de gros progrès ces dernières années. Il en découle plusieurs impératifs.

  • ne jamais pratiquer l’alimentation exclusivement carnée
  • s’abstenir d’un apport excessif de calcium, de vitamines D et A qui déséquilibre le rapport phosphocalcique, peut entraîner des anomalies de l’ossification au niveau des cartilages de croissance épiphysaire et favoriser les incurvations des membres antérieurs, nuire à l’absorption de certains minéraux, réduire la taille adulte, prédisposer à la dilatation – torsion d’estomac. Bien entendu, un apport insuffisant suscite le rachitisme, mais celui-ci n’est quasiment plus rencontré aujourd’hui.

L’aliment-croissance doit avoir une grande valeur énergétique avec un taux minimum de protéines évaluée à 29 %. Une insuffisance en acides aminés dits essentiels nuit à l’harmonie du squelette et au développement de la musculature, réduit la réponse immunitaire.

La suralimentation du chiot est nocive. Elle augmente le risque d’obésité sans accroître la taille adulte ni améliorer le développement musculo-squelettique ; par contre, elle accélère le rythme de croissance, ce qui favorise le développement d’un certain nombre de troubles squelettiques graves :

  • ostéochondrite disséquante ;
  • mauvais aplomb des membres ;
  • subluxation du coude ;
  • affaissement du jarret ;
  • dysplasie de la hanche.

Le but recherché en alimentant les chiots sevrés doit être d’atteindre la croissance moyenne pour la race.

Mieux vaut une très légère sous-alimentation avec un régime parfaitement équilibré qu’une suralimentation ; cela ralentit un peu le rythme de croissance, mais cela ne nuit pas à la taille adulte.

L’alimentation à volonté est à proscrire. Bien qu’on ait dit que cela limitait les risques d’anorexie et qu’on ait parfois constaté qu’il s’installait à la longue une auto-régulation alimentaire, il apparaît que, chez le chiot en croissance, l’alimentation libre aboutit toujours à une surconsommation nocive. Plutôt que lui laisser sa nourriture à discrétion, il importe de l’habituer à un horaire fixe de repas quantitativement dosés :

  • 3 à 4 fois par jour de 6 semaines à 3 mois
  • 2 à 3 fois par jour de 3 à 6 mois
  • 2 fois par jour ensuite
  • à chaque repas, on ne laissera la nourriture offerte que 20 minutes.

L’idéal alimentaire du chiot

L’idéal est que le chiot reçoive un aliment complet de haute qualité (de préférence sous forme de croquettes) spécialement formulé pour la croissance, sans aucune adjonction minérale ou vitaminique et dans des quantités visant à obtenir une croissance se situant dans la moyenne des courbes idéales de sa race.

Il est désormais établi qu’un apport contrôlé pendant la croissance d’une nourriture adaptée et équilibrée permet un développement correct, sans risquer de nuire à la taille adulte et sans risquer l’obésité et les troubles du squelette constatés chez les chiens trop nourris et indûment supplémentés.

A quelles doses distribuer l’aliment « croissance – chiot »

Le professeur Wolter, (ancien titulaire de la chaire de nutrition et d’alimentation de l’E.N.V. d’Alfort) a réalisé une étude remarquable qui propose une méthode de rationnement pratique.

Il a pris pour références les 5 grands types de rations couramment employées en France :

  • 3 types d’aliments industriels
    • sec
    • semi-humide
    • humide
  • 2 rations ménagères :
    • humide
    • semi-humide que nous n’apprécions guère, mais dont voici les compositions :

La ration ménagère « humide » (pour 1000 g) :

  • Bourguignon haché 315g
  • Brisures de riz cuites 315g
  • Mélanges haricots verts-carottes 315g
  • 1 cuillerée à soupe d’huile de tournesol ou de maïs 20 g
  • 1 cuillerée à soupe de complément minéral vitaminé 20g
  • 1 cuillerée à soupe de levure sèche 20g

la ration ménagère « semi-humide » (pour 1000 g) :

  • Viande de bouf 400 g
  • Flocons de céréales (ou riz sec) 300 g
  • Légumes verts 240 g
  • 1 cuillerée à soupe d’huile de tournesol ou de maïs 20 g
  • 1 cuillerée à soupe de complément minéral vitaminé 20 g
  • 1 cuillerée à soupe de levure sèche 20 g

La valeur énergétique métabolisable moyenne de ces 5 rations est exprimée dans ce tableau :

  • ration valeur énergétique (Kcal. E.M/kg)
  • Ménagere humide 1230
  • Ménagère semi-humide 2000
  • Industrielle humide 1100
  • Industrielle semi-humide 2800
  • Industrielle sèche 3200

Le professeur Wolter a individualisé 3 périodes alimentaires :

  • Une 1ère phase où la croissance de l’animal est maximale, et où -par voie de conséquence- le besoin alimentaire journalier augmente.
  • Une 2ème phase durant laquelle la croissance est stabilisée alors que les besoins d’entretien continuent de progresser, ce qui conduit à une certaine constance des besoins totaux.

Enfin l’âge adulte pour lequel la ration ne couvre plus que le simple besoin d’entretien.

A partir de ces données, le professeur Wolter a réalisé cette excellente table de rationnement qui est d’utilisation pratique immédiate car elle tient compte de l’âge et de la race et elle exprime pour la première fois en grammes (et non plus en kilocalories d’énergie métabolisable comme autrefois) la ration à donner chaque jour en fonction du type d’alimentation choisi.

SOINS A DONNER AUX CHIOTS ORPHELINS OU INSUFFISAMMENT ALLAITES

Les tenir bien au chaud (température ambiante initiale de 31°) ;

Les tenir bien propres ; remplacer la mère qui provoque régulièrement miction et défécation en les léchant vigoureusement après chaque repas, on massera donc avec délicatesse leur abdomen afin de déclencher ces réflexes d’expulsion.

Les nourrir avec un lait maternisé qu’on l’ait préparé soi-même selon les formules citées précédemment ou qu’on l’ait acheté tout prêt, ce qui est cent fois préférable, mais évidemment plus onéreux. Le mélange doit être très homogène et réchauffé à 35° environ ;

Veiller à garder scrupuleusement propre tout ce qui sert à l’alimentation,

Rechercher la tétine idéale : soit en achetant des biberons avec tétine préalablement percée adaptée aux nécessités du chiot ; soit en perçant soi-même un trou dans une banale tétine ; ce trou ne devra être ni trop petit (sinon le chiot s’épuise vite et abandonne la succion) ni trop grand (car le lait qui s’écoule trop rapidement l’étouffe), l’idéal étant que le lait suinte lentement lorsqu’on retourne le biberon.

Habituer le chiot au biberon. Pour ce faire, il faut le prendre debout dans la main, son dos placé contre la paume, en essayant de maintenir la tête entre le pouce et l’index. Avec l’extrémité de ces 2 doigts, on force l’ouverture de la bouche par pression des commissures labiales et on introduit la tétine. Si le chiot n’a pas de réflexe de succion, il faut de l’autre main appuyer légèrement sur la tétine pour faire couler quelques gouttes de lait ; une fois amorcée, la tétée se poursuit, généralement sans problèmes.

Allaiter des chiots orphelins demande beaucoup de temps : environ 30 minutes par tétée pour 4 chiots. Or, les fabricants de lait de chienne maternisé conseillent 12 repas par jour ! Mais la pratique a montré que 7 pendant la 1ère semaine, 6 pendant la seconde, 5 pendant la 3ème suffisaient.

Songer constamment aux troubles du comportement que l’orphelin peut générer.

Le fait d’avoir été élevé artificiellement en l’absence de contact avec sa mère et parfois, avec ses compagnons de portée peut entraîner de graves problèmes psychologiques par défaut de socialisation intraspécifique. Ces animaux risquent d’avoir peur de leurs congénères, ce qui peut les rendre agressifs avec eux. Au contraire, ils deviennent souvent trop orientés vers l’homme dont ils sont trop dépendants ; cela suscitera par exemple une anxiété de séparation lorsque le chien reste seul : il gémit et aboie sans relâche. Rien n’est pire que d’élever des orphelins dans la solitude.

On devra faire le maximum pour les mêler à leurs compagnons de portée ou, à défaut, à d’autres animaux, jeunes si possible.

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